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Les affres de la mort

Nous sommes à Allah, c’est vers Lui que nous retournerons, la mort est un retour à Allah.

Tous fuit et ont peur de la mort, mais qu'importe le lieu où une personne se réfugie ou le moyen par lequel elle se protège, elle peut rencontrer sa mort à n'importe quel moment. Quand le moment préscrit arrive, c'est inélectable l'Ange de la mort est là.

La mort est l'arrachement de l’âme au corps. Elle est l’un des grands signes d’Allah azawajalb et un symbole tangible sur Sa Grandeur et Sa Puissanceazawajalb, que tout un chacun peut observer. Allah azawajalb dit : " Toute âme goûtera la mort. … " (Coran 3/185)

Allah azawajalb dit : "Lorsque le souffle de la vie remonte à la gorge (d'un moribond) et qu’à ce moment vous regardez, et Nous sommes plus Proche de lui que vous (qui l'entourez), mais vous ne  (le) voyez pas. Pourquoi donc, si vous croyez que vous n’avez pas de compte à rendre, ne la faites-vous pas revenir (cette âme), si vous êtes véridiques ?" (Coran 56/83-87)

L’âme commence à se retirer, à monter jusqu’à la gorge pour sortir de la captivité du corps et commencer le voyage dans le monde intermédiaire (al-barzakh). Al-Qurtoubi dit sic : "Il n'est parvenu que l'Ange de la mort arrache l'âme de d'Adam d'en dessous ses organes, ses ongles, ses vaisseaux et ses cheveux. Quand elle passe d'une articulation à une autre, cela est plus dur pour lui que milles coups d'épées. Lorsqu'elle parvint à la gorge, l'Ange de la mort se charge de la saisir et prend l'âme du croyant, il la met dans une étoffe de soie blanche et du musc au parfun suave."

Allah azawajalb dit : " Où que vous soyez, la mort vous atteindra, fussiez-vous dans des tours imprenables…"(Coran 4/78)

Allah azawajalb dit : "La mort que vous fuyez va certes vous rencontrer. Ensuite vous serez ramenés à Celui qui connaît parfaitement le monde Invisible et le monde visible et qui vous informera alors de ce que vous faisiez.” (Coran 62/8)

Le Prophète, saws, a dit : " Certes, dans la mort il y a des affres." (Rapporté par Boukhari)

D'après Abou Houreyra radi allahu anhu le Prophète saws a dit : " N'avez vous pas vu que lorsqu'une personne meurt son regard se lève ?". Ils ont dit : Certes oui. Le Prophète saws a dit: " Ceci est lorsque son regard suit son âme ". (Rapporté par Mouslim)

Le Prophète saws attribuait une grande importance méritoire aux derniers instants vécus sur terre. La dernière pensée doit être confiante et se tourner vers Allah azawajalb. C’est pourquoi le mourant doit être aidé par un musulman qui lui fait répéter ou entendre s’il ne peut parler, la formule de la Shahada (l’attestation de la Foi). Toutefois, il a défendu de la répéter trop souvent à cause de la terreur immense et de l'affliction déchirante que le mourant à supporter.

D'après Aicha radi allahu anha1, le Prophète saws a dit ; " Celui qui aime la rencontre d'Allah, Allah aime sa rencontre et celui qui déteste la rencontre d'Allah, Allah déteste sa rencontre ". J'ai dit: Ô Messager d'Allah ! S'agit-il du fait de détester la mort ? Car chacun de nous déteste la mort. Le Prophètesaws a dit : " Ce n'est pas cela. C'est plutôt lorsqu'on annonce au croyant la bonne nouvelle de la miséricorde d'Allah, de sa satisfaction et de son paradis alors il aime la rencontre d'Allah et Allah aime sa rencontre. Et certes le mécréant lorsqu'on lui annonce la nouvelle du châtiment d'Allah et de sa colère alors il déteste la rencontre d'Allah et Allah déteste sa rencontre ". (Rapporté par Boukhari et Mouslim)

D'après Oum Salama radi allahu anha1, le Prophètesaws a dit : " Lorsque vous êtes en présence d'un malade ou d'un mort, alors dites du bien car certes les anges disent -amine- à ce que vous dites ". (Rapporté par Mouslim)

Toute la vie du croyant musulman est une longue préparation à la vie future, et la mort n’est envisagée que comme un passage nécessaire, obligé vers un au-delà qui est une promesse, et une espérance, de jugement et de rétribution.

Description de la mort du croyant

Quand l'Ange s'est emparé de l'âme bienheureuse, deux Anges, aux beaux visages, couverts de vêtements splendides et parfumés d'odeurs exquises, la saisissent et l'enveloppent dans un vêtement de soie pris dans le paradis. Or, elle a les dimensions d'une abeille, tout en gardant son individualité humaine. Elle n'a rien perdu de son intelligence, ni de sa science qu'elle a acquise dans le monde terrestre. Les Anges l'emportent dans les airs, et passent sans cesse auprès des anciens peuples et des générations disparues, qui sont semblables à des nuées de sauterelles répandues au loin (il y en a qui le savent et d'autres qui ne le savent pas).

Enfin, ils atteignent le ciel inférieur et Al Amîn (Al Amîn est un des surnoms de l’Ange Jibrîl alaihisalam) frappe à la porte. On lui demande : " Qui es-tu ? ".

Il répond : " Je suis Salsâ’îl (Salsâ’îl est aussi l'un des surnoms de l’Ange Jibrîlalaihisalam), et mon compagnon est Untel". Et il le désigne par le plus beau de ses noms, par le nom qui lui est le plus cher. On lui dit : "Qu'il soit le bienvenu, puisque sa foi a été parfaite et qu'il n'a jamais douté ! "

Ensuite, ils arrivent au deuxième ciel et Al Amîn frappe à la porte. On lui demande : " Qui es-tu ? "

Il répond comme la première fois. On lui dit : " Qu'il soit le bienvenu, cet homme qui s'est scrupuleusement acquitté de la prière, en observant tous les préceptes qui s'y attachent !"

Ensuite, ils continuent et arrivent au troisième ciel et Al Amîn frappe à la porte. On lui demande : " Qui es-tu ? "

Il répond comme précédemment. Alors, on lui dit : " Qu'il soit le bienvenu, cet homme qui a honoré Allâh au moyen de sa fortune et qui n'a rien valu en retenir ! "

Ensuite, ils continuent et arrivent au quatrième ciel et Al Amîn frappe à la porte. On lui demande : " Qui es-tu ? "

Il répond comme il a coutume de le faire. Alors, on lui dit : " Qu'il soit le bienvenu, cet homme qui a eu l'habitude de jeûner dans toutes les règles, qui s'est abstenu du commerce charnel et de la nourriture interdite ! "

Ensuite, ils continuent et arrivent au cinquième ciel et Al Amîn frappe à la porte. On lui demande : " Qui es-tu ? "

Il répond comme il a coutume de répondre. On lui dit : " Qu'il soit le bienvenu, cet homme qui a accompli le pèlerinage qui lui était imposé par Allâh qu'Il soit exalté, et qui ne l'a pas fait pour se montrer ni pour faire parler de soi ! "

Ensuite, ils continuent et arrivent au sixième ciel et Al Amîn frappe à la porte. On lui demande : " Qui es-tu ? "

Il répond selon son habitude. Alors on lui dit : " Qu'il soit le bienvenu, cet homme intègre, cette âme excellente, qui a fait preuve d'une grande piété filiale envers ses parents ! " Et on lui ouvre la porte.

Ensuite, ils continuent et arrivent au septième ciel et Al Amîn frappe à la porte. On lui demande : " Qui es-tu ? "

Il donne sa réponse habituelle et on lui dit : " Qu'il soit le bienvenu, cet homme qui a fréquemment imploré le pardon d'Allâh dès l'aurore, qui a donné l'aumône en secret et qui a pris soin des orphelins ! " Et on lui ouvre la porte.

Ensuite, ils continuent et arrivent aux voiles de la Majesté. Al Amîn frappe à la porte. On lui demande : " Qui es-tu ? "

Il répond comme précédemment et on lui dit : " Qu'il soit le bienvenu, cet homme intègre, cette âme excellente, qui a fréquemment imploré le pardon d'Allâh, qui a ordonné ce qui est bien et défendu ce qui est interdit, et qui a été généreux envers les pauvres ! "

Puis il continue sa route et passe auprès d'une élite d'Anges qui lui annoncent le paradis et qui le saluent, jusqu'à ce qu'il arrive au Sidrat Al Muntahâ. Al Amîn frappe à la porte et on lui dit : " Qui es-tu ? "

Il fait la même réponse que précédemment et on lui dit : " Qu'il soit le bienvenu, cet homme dont la conduite a été intégré devant Allâh Le Fort et Le Majestueux ! " Ensuite, on lui ouvre la porte et il traverse une mer de feu, puis une mer de lumière, puis une mer de ténèbres, puis une mer d'eau, puis une mer de neige, puis une mer de grêle. La durée pour franchir chacune de ces mers est de 1000 ans.

Ensuite, les voiles placés devant le Trône appartenant à Allâh Le Miséricordieux se déchirent. Or, ces voiles se composent de 80 000 dais, chacun possédant 80 000 extrémités, et sur chacune de ces extrémités se trouve une lune qui glorifie Allâh, célèbre Sa louange et proclame Sa sainteté. Si une de ces lunes apparaissait au ciel inférieur, les hommes l'adoreraient à la place d'Allâh qu'Il soit exalté et elle embrasserait le monde terrestre de sa lumière.

C'est alors qu'un héraut placé derrière ces dais, en la sainte présence d'Allâh azawajalb criera de vive voix : " Qui est cette âme que vous avez amenée ? " On lui répondra : " C'est Untel fils d'Untel ". Allâh azawajalb Le Majestueux dira alors : " Faites-le approcher. Tu as été un bon serviteur ô Mon serviteur. » Puis Il le fera tenir devant Lui et l'effrayera par quelques reproches et réprimandes (sur les fautes qu'il a commis durant sa vie terrestre) si bien qu'il se croira perdu. Cependant, Allâh azawajalb lui pardonnera ses fautes.

Description de la mort du mécréant

Quant au mécréant, on arrache son âme avec violence et voici que son visage prend la même apparence que celui d'un homme qui aurait mangé de la coloquinte. L'Ange lui dit alors : " Sors de ton corps pervers ô âme perverse !". Alors, elle produit un son retentissant, semblable au braiment des ânes.

Quant l'Ange Izrâ°il s'est emparé de cette âme, il la remet à des Anges justiciers au visage terrifiant, aux vêtements noirs, à l'haleine fétide, qui ont dans les mains des cilices de crin avec lesquels ils l'enveloppent. L'âme se trouve ainsi changée en une individualité humaine, ayant la taille d'une sauterelle. En effet, le mécréant a un corps plus considérable que le croyant (je veux ici parler du corps qu'ils ont dans l'autre monde). Il est d'ailleurs dit dans le Sahîh qu'enfer, la dent du mécréant est aussi grande que la montagne de Uhud.

Puis on emporte cet homme dans les airs jusqu'à ce qu'il atteigne la porte du ciel inférieur. Al Amîn frappe à la porte et on lui demande : « Qui es-tu ? » Il répond : « Je suis Qayâbîl. » Car le nom de l'Ange préposé aux Anges du châtiment est Qayâbîl. On lui dit : « Qui est avec toi ? » Il répond : « C'est untel fils d'untel. » Il le désigne par le plus laid de ses noms, par celui qu'il détestait le plus dans le bas-monde. On lui dit alors : « Pas de vœux de bienvenue pour lui ! » On ne leur ouvre alors pas les portes du ciel et ils n'entreront pas au paradis jusqu'à ce qu'un chameau puisse passer par le chat d'une aiguille. Quand Al Amîn entend cette réponse, il le laisse tomber de sa main. Alors, le vent s'en empare et le pousse vers un lieu éloigné. Ceci est conforme à la Parole d'Allâh azawajalb.

Allah azawajalb dit ; " (Soyez) exclusivement (acquis à la religion) d'Allâh ne Lui associez rien ; car quiconque associe quelque chose à Allâh, c'est comme s'il tombait du haut du ciel et que les oiseaux le happaient, ou que le vent le précipitait dans un abîme très profond. " (Coran 22/31).

Malheur à lui ! Voilà la confusion dans laquelle il se trouve !

Quand il tombe à terre, les Anges justiciers se précipitent sur lui et l'emportent au Sijjîn, qui est une grande pierre auprès de laquelle se rassemblent les esprits des mécréants. Quant aux chrétiens et aux juifs, on les repousse également loin du Kursî, jusque dans leurs tombeaux : c'est le cas de tous ceux qui ont été leurs coreligionnaires, qui ont été présents lorsqu'on a lavé leurs cadavres et qui les ont enterrés. Quant à l'idolâtre, il ne verra rien de tout cela, car il sera tel un jouet pour le vent. Enfin, quant à l'hypocrite, il en est de lui comme de celui qu'on repousse dans sa tombe avec haine et répulsion.

Les risques qu'encourent les mauvais musulmans

Quant à ceux d'entre les musulmans qui n'ont pas accompli entièrement leurs devoirs, il y a plusieurs catégories parmi eux :

Pour l'un, c'est la prière qui le repousse, car lorsqu'un homme accompli sa prière d'une manière imparfaite et qu'il en a supprimé une partie, on enroule sa prière comme on enroule un vêtement usé et on le frappe au visage avec elle. Ensuite, sa prière s'élève en disant : « Qu'Allâh te néglige tout comme tu m'as négligée ! »

Pour un autre, ce sont ses aumônes qui le repoussent, parce qu'il a fait l'aumône uniquement pour que l'on dise : « Il est généreux ! » Quelquefois aussi, un homme dépense l'argent des aumônes auprès des femmes et cherche à attirer leurs bonnes grâces par ce moyen. Nous avons déjà vu des cas comme celui-ci, qu'Allâh nous préserve d'encourir le même châtiment !

Pour tel autre encore, c'est le jeûne qui le repousse. En effet, il peut avoir jeûné par rapport aux aliments mais non par rapport au langage, ce qui signifie qu'il aurait tenu des propos obscènes ou qu'il se serait vanté. Le mois du jeûne se détourne alors de lui parce qu'il l'a négligé.

Tel autre encore, c'est le pèlerinage qui le repousse, soit parce qu'il l'a fait uniquement dans le but que l'on dise à son propos : « Il a fait le pèlerinage ! », soit parce qu'il l'aurait accompli avec de l'argent acquis illicitement.

Enfin, pour tel autre, c'est sa désobéissance envers ses parents qui le repousse.

Tout le reste des devoirs de la piété n'est connu que de ceux qui sont versés dans la connaissance intime des actions et qui savent comment il faut agir pour se conformer à la Volonté du Roi, du Souverain.

Quelques caractéristiques entre le visage du mort qui fut damné et le visage de celui qui mourut croyant

Quand vous regardez un mort et que vous voyez que sa salive a coulé, que ses lèvres se sont contractées, que son visage est devenu noir, que le blanc de ses yeux se montre, sachez qu'il est damné et que la réalité de sa damnation dans l'autre monde vient d'être dévoilée.

Mais si vous voyez le mort avoir la bouche renfoncée, comme s'il riait, le visage serein, les yeux à demi-fermés, sachez alors qu'il vient de recevoir la bonne nouvelle de l'avenir réjouissant qui l'attend dans l'autre monde et que la réalité du sort honorable qui lui est réservé vient de lui être révélée.

A partir du moment ou l'âme est réunie dans le cœur, les états endurés par les mourants diffèrent selon la foi des uns et des autres.

Source Imam Al Ghazâlî

Allah azawajalb dit : " .. Si tu voyais les injustes lorsqu'ils seront dans les affres de la mort, et que les Anges leur tendront les mains (disant) : "Laissez sortir vos âmes. Aujourd'hui vous allez être récompensés par le châtiment de l'humiliation pour ce que vous disiez sur Allah d'autre que la vérité et parce que vous vous détourniez orgueilleusement de Ses enseignements. (Coran 6/93)

Allah azawajalb dit : " Si tu voyais, lorsque les Anges arrachaient les âmes aux mécréants ! Ils les frappaient sur leurs visages et leurs derrières, (en disant): "Goûtez au châtiment du feu. Cela (le châtiment), pour ce que vos mains ont accompli.” Et Allah n'est point injuste envers les esclaves. (Coran 8/50-51)

Allah azawajalb dit : " Qu'adviendra-t-il d'eux quand les anges les achèveront, frappant leurs faces et leurs dos? Cela parce qu'ils ont suivi ce qui courrouce Allah, et qu'ils ont de la répulsion pour (ce qui attire) Son agrément. Il a donc rendu vaines leurs œuvres. (Coran 47/27-28)

Le Prophète saws dit : "Le cas du Croyant est vraiment merveilleux et tout ce qui lui arrive n’est que du bien, nul autre en dehors du Croyant n’a cela; s’il lui arrive un bonheur, il est reconnaissant et cela est un bien pour lui, et s’il lui arrive un malheur, il est patient et cela est un bien pour lui." (Rapporté par Mouslim)

Nous prions Allah de nous indiquer la vérité et de nous aider à la suivre et de nous indiquer le faux et de nous aider à l’éviter. Louange à Allah, Seigneur des mondes. Que la paix et le salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed saws, sur sa famille et tous ses compagnons radi allahu anhum.

Wa Allâhou A’lam
Allah azawajalb est le plus savantband decoJe demande humblement à Allah azawajal de m'accorder la sincérité dans l'intention et Sa Clémence et d'unir tous les musulmans 
sous la bannière du prophète Mohammed saws afin que nous soyons parmi les gagnants le Jour du Jugement.