﷽

Le Compagnon Mou'âwiya 
Après le martyre de Alî
(en l'an 40), alors qu'il y a toujours une sorte de face-à-face entre les gens de Syrie et ceux du Hedjaz, Mou'âwiya
envoie deux personnes parlementer avec Hassan, fils de Alî. Hasan Ibn Alî Ibn Abû Talib
neveu du Prophète
abdiquera l’année même de son élection (contestée en cette période de grands troubles) au califat (après quelques mois seulement d’un pouvoir difficile, car combattu par de nombreux gouverneurs devenus fidèles à Mou'âwiya), au profit de Mou'âwiya Ibn Abû Sufyân, un Compagnon du Prophète
qui initiera une monarchie héréditaire. Mou'âwiya Ibn Abû Sufyân fera assassiner Hasan Ibn Abû Talib, afin d’assurer sa légitimité.
La transmission héréditaire du califat coupe nettement avec le califat " bien guidé " et voulu par la majorité des musulmans, qui aura précédé cette dynastie. De plus, les quatre prises de pouvoirs se sont caractérisées par une non violence initiale et par concertation et accord des musulmans qui leur prétèrent serment d’allégeance. La prise de pouvoir par Mou'âwiya Ibn Abû Sufyân s’est, quand à elle, caractérisé par une opposition armée au calife en titre élu (Alî Ibn Abû Talib
), à la bataille de Siffîn, opposant le calife et le gouverneur verra la mort de beaucoup de musulmans et se soldera par une négociation plaçant le gouverneur, par ruse, au poste de calife. Alî Ibn Abû Talib
sera finalement assassiné par ceux-là même (les Kharijites) qui lui demandèrent de négocier avec le gouverneur félon contre son opinion initiale. On peut donc qualifier, sans ambiguïté, la dynastie Omeyade de " monarchie forcée " par opposition aux califats qui l’ont précédée.
Le Hadith relaté par Safîna qui dit : "Le califat durera 30 ans, puis viendra la royauté" (Tirmidhî 2226, Aboû Dâoûd 4646). À le considérer de façon littérale, on pourrait croire qu'après Alî
ou al-Hassan ibn Alî, il n'y a plus eu du tout de califat (puisque au moment où Alî
meurt ou bien où al-Hassan se désiste en faveur de Mu'awiya
, il y a justement trente ans que le Prophète
est mort). Mais la vérité est, comme Ibn Taymiyya l'a écrit, que dans ce Hadith le terme " califat " désigne seulement le "califat sur le modèle du prophétat" ; le Hadith relaté par Safîna signifie donc seulement que le califat de ces trente premières années serait sur le modèle du prophétat et que le califat qui apparaîtra ensuite aurait une teinte de royauté (voir Majmû' ul-fatâwâ, Ibn Taymiyya 35/20, 35/25-27, voir aussi Fat'h ul-bârî, Ibn Hajar tome 13). En fait, le "califat sur le modèle de la royauté" désigne le cas de figure où le calife a, dans sa vie publique, le faste des rois et ce fut le cas de Mou'âwiya.
Ibn Taymiya écrit aussi que dans le Califat, sur le modèle du Prophète
, le calife et les gouverneurs habitent des maisons comme tout le monde, de même qu'ils font leurs cinq prières côte à côte avec tout le monde dans la mosquée. Le Califat, sur le modèle des rois, est différent : " Mou'âwiya
se dissimula des gens, car il craignait d'être assassiné comme Alî
le fut ; il plaça des maqsûra (sortes de petites guérites) dans les mosquées pour que le dirigeant et ses accompagnateurs y fassent leurs prières. Il eut recours aux convois "markab" (pour se déplacer). Les autres califes rois suivirent ses pas. À côté du fait qu'ils continuèrent à diriger les batailles et les prières, à participer aux prières du vendredi, à la prière en congrégation, à la lutte et à l'application des peines, ils se firent aussi construire des palais dans lesquels ils habitaient et recevaient les grands personnages". Ce sont là quelques expressions de ce faste royal qui caractérise le " califat teinté de royauté ".
Si Mou'âwiya
a établi un califat teinté de royauté, ce fut donc une royauté et une miséricorde, car il était juste. Ce fut bien plus tard que le califat devint une royauté mordante. Ce fut encore plus tard que cela laissa la place à une royauté dictatoriale, arrogante, répandant le mal et déclarant permis ce qui est strictement interdit (les pays musulmans se trouvent toujours dans cette situation aujourd'hui).
En l'an 56, Mou'âwiya, ressentant qu'il vieillit (il a alors plus de 70 ans), désire nommer celui qui lui succèdera comme calife. Son objectif est eu égard aux événements du passé assez récent, d'éviter aux musulmans une nouvelle division. Les Médinites trouvent la proposition judicieuse, et Marwân transmet donc leur réponse à Mou'âwiya
.
Mou'âwîya
écrit alors de nouveau à Marwân et propose le nom de Yazîd, son fils, comme futur calife. Certains Compagnons tels que Abd ur-Rahmân ibn Abî Bakr, al-Hussein ibn Alî, Abdullâh ibn uz-Zubayr, Abdoullâh ibn Omar, donnent alors un avis défavorable à cette proposition. Ils refusent de faire allégeance à Yazîd comme futur calife comme Mou'âwiya
le leur demande. Le point de vue de ces Compagnons n'est pas que Yazîd serait un mauvais musulman (fâssiq) (comme certaines personnes l'ont prétendu plus tard), mais qu'il ne convient pas que celui que le calife actuel désigne comme son futur successeur soit son fils – et ce même, si celui-ci possède les capacités voulues. De plus, Abdoullâh ibn Omar est d'avis qu'en la présence de Compagnons, ce ne devrait pas être un homme n'étant pas Compagnon qui est proposé au poste califal.
Malgré l'opposition des quatre Compagnons sus cités, Mou'âwiya
invite des délégations représentant les différentes villes de la terre musulmane à venir à Damas témoigner de leur acceptation du futur califat de Yazîd. Il fait ensuite lui-même le voyage au Hedjaz pour tenter de convaincre les Compagnons qui refusent de reconnaître Yazîd comme futur calife ; il leur parle ; ces personnages persistent cependant dans leur refus.
Source : maison-islam.com
يُرِيدُونَ أَن ﻳُﻄْﻔِﻮُٔ اْ نُورَ ٱلله بِأَفۡـوَٰهِهِمۡ وَ ﻳَـﺄﺑﻰ اؐللهُ إِﻵ أَن ﻳُﺘِﻢَّ نُورَهُۥ وِلَوۡكَرِهَ اؐلۡكَـٰفِـرُونَ

Wa Allâhou A’lam
Allah
est le plus savant
Le savoir parfait appartient à Allah
, et notre dernière invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes, soit Loué et que paix et salut soient sur notre Prophète Mohammed
, ainsi que sur sa Famille, et qu’Allah
soit satisfait de ses successeurs (califes) bien dirigés : Abou Bakr, 'Omar, 'Othman et Ali et les autres compagnons
et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.
Qu'Allah
nous protège tous contre le mal des mauvais caractères et des passions, il est certes celui qui entend les invocations, et c’est celui vers qui est l’espoir, il nous suffit et est notre meilleur garant.
Si j'ai écrit quelque chose qui contredit ce qu'Allah
dit, ou ce que le Prophète Mohammed
a dit, fait ou toléré, ou un principe établi par consensus, il s'agit d'une erreur de ma part et l'influence du diable, cela est à délaisser. Seul le Prophète Mohammed
est infaillible dans ce qu'il a dit ou a fait. Seul Allah
est Parfait.
Je demande humblement à Allah
de m'accorder la sincérité dans l'intention et Sa Clémence et d'unir tous les musulmans
sous la bannière du Prophète Mohammed
afin que nous soyons parmi les gagnants le Jour du Jugement.