Le jour de la tarwiya

Le jour de tarwyiah

Le jour de tarwyiah est le huitième jour du mois de dhoul-hijja. Pendant ce jour, il est apprécié que le pèlerin dont le rite est le tamattou’ (jouissance) qui a accompli, auparavant, sa omra, se mette en état d’ihrâm pour le hadj durant la matinée et de la Mecque. Avant cela, on fait ce qu’on a déjà fait au miquât pour sa omra : il se lavera, se parfumera, puis il se mettra en ihrâm au lieu de sa résidence (hôtel ou autre). Quant à celui qui accomplit le rite quirân ou ifrâd, il garde encore son ihrâm. Tous les pèlerins doivent se rendre à Mina (ville de campement près de la Mecque) avant la prière de dhohr. Ils n’iront pas à la Mosquée Sacrée pour faire le tour de la Kaaba, mais ils iront directement à Mina. Ils y accomplissent la prière du dhohr (midi) et de ‘asr (après-midi), du maghreb (coucher du soleil) et du ‘ichâ (soir), chacune en son temps ; cependant, ils réduiront les prières qui comportent quatre unités (dhohr, ‘asr, ‘ichâ) à deux unités. Ils passeront la nuit du neuf dhoul hidja à Mina et accompliront la prière du fajr (aube). Passer la nuit à Mina est une sunna prophétique non obligatoire, si on ne la fait pas, ce n’est pas grave. Celui qui s’est installé à Mina avant le jour d’al-tarwiya, il se met en ihrâm à Mina dans la matinée du jour de tarwyia comme les autres et ils reste chez lui.

L’arrêt à ‘arafât et ce qu’on y fait

Le neuvième jour, dès le lever du soleil, les pèlerins vont de Mina à ‘arafât (endroit situé à environ sept Km de la Mecque) dans le calme et le respect en prononçant la talbyia. Quand on y arrive, on s’assure d’être bien dans la zone délimitée et on s’y installe là où on le peut. On n'est pas tenus d’aller au mont ‘Arafât, ni de le voir. L'après-midi, on accomplit les prières du dhohr et du ‘asr regroupées en les réduisant à deux unités chacune, avec un adhan (appel à la prière) et deux iqâma (annonce à la prière). Puis, on se met à invoquer et à prier Allahazawajalb, en se tenant face à la Kaaba, et ceci jusqu’au coucher du soleil. Arafat rappelez-vous qu’il n’est pas obligatoire d’être sur la Montagne de la Misèricorde- Jabal-Rahmah): Le Prophète faisait face à la Quiblah et récitait souvent :

لاَ الِهَ آلاَ اللهُ وَحْدَهُ لاَ شَرِيكَ لَه, لَهُ المُلكُ و له الحَمدُ و هُو علَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِير

Laa ilaaha illallahu wahdahu laa charikalah, lahul-moulku wa lahul-hamdu wa huwa ‘ala kulli shayin qadir
Il n’y a pas de divinités dignes d’être adorées si ce n’est Allah. Il est sans associé à Lui la Royauté à Lui les louanges et Il peut tout faire

Le Prophète a dit : " La meilleur invocation est celle du jour de ‘arafât et la meilleur parole que j’ai dite ainsi que les prophètes avant moi est : il n’y a d’autre divinité qu’Allah, Unique sans associé. A lui la royauté, à Lui la louange et il est capable de toute chose ". (Rapporté par Tirmidhi)

Après le coucher du soleil, on se dirige vers Muzdalifah (endroit à environ quatre Km de la Mecque). Celui qui quitte ‘arafât avant le coucher du soleil, doit y revenir et y rester jusqu’au coucher du soleil ; s’il n’y revient pas, il commet, donc, un péché et doit sacrifier une bête. En quittant ‘arafât après le coucher du soleil, les pèlerins doivent observer le calme, le respect et s’occuper à prononcer la talbyia et de demander le pardon d’Allah azawajalb.

AVERTISSEMENT

Un arrêt aussi court, soit-il, et même un simple passage à ‘Arafât suffisent à celui qui n’y arrive qu’après le coucher du soleil. L’arrêt prend fin avec le fajr de la veille de l’Aïd.

La nuit à Muzdalifah

Quand les pèlerins arrivent à Muzdalifah, ils y accomplissent les prières du maghreb et ‘ichâ regroupées avec un seul adhan et deux iqâma et en réduisant la prière du ‘ichâ à deux unités de prières, le maghreb restant comme il est d’habitude. Puis, ils s’y installent et y passent la nuit. Après minuit, les faibles parmi les femmes, les enfants, les vieux et ceux qui ont besoin de l’aide des plus forts, peuvent quitter Muzdalifah pour aller à Mina. Cependant, il est préférable aux plus forts qui n’ont pas de faibles à leurs charges d’y rester jusqu’au fajr ; ils accomplissent la prière du fajr en son temps ; puis on continuer de réciter la Talbiyah, à supplier et à invoquer Allahazawajalb jusqu’à ce que le soleil soit sur le point de se lever. Ensuite, ils se dirigent vers Mina avant le lever du soleil. Il n’est pas permis de quitter muzdalifah avant minuit. Celui qui la quitte avant minuit aura, donc, commis un péché et devra sacrifier une bête s’il n’y revient pas, car passer la nuit à Muzdalifah est une obligation au moins jusqu’à minuit. Un moment très court et même un passage suffisent à celui qui y arrive après minuit.

Les rites du pèlerinage le jour de l’Aïd

En quittant Muzdalifah pour Mina, les pèlerins doivent ramasser sept cailloux à Muzdalifah ou sur leur route pour la lapidation de la grande stèle (jamrah al-‘aqabah). Chaque caillou doit être un peu plus gros que le grain d’un pois chiche. Après leur arrivée à Mina, il est souhaitable de commencer par lapider la grande stèle avec sept cailloux successifs. En jetant chacun des cailloux, ils doivent lever la main en les jetant un par un et dire pour chaque caillou jeté :

اللهُ أكْبَر

" Allahou Akbar "
Allah est le plus Grand.

Il faut que chacun des cailloux arrivent dans l’enceinte même du bassin de la stèle. Après cela, peu importe si le caillou y reste ou qu’il en sorte. Le temps imparti à la lapidation de la grande stèle commence la veille du dixième jour à minuit et se termine le dixième jour au coucher du soleil. Il est préférable aux plus forts de lapider ce jour-là après le lever du soleil.

Après la lapidation de la grande stèle, le pèlerin qui accomplit le rite de tamattou’ ou le quirân doivent immoler leur offrande. Le moment de l’immolation s’étend du dixième jour au lever du soleil jusqu’au treizième jour jusqu’au coucher du soleil, soit le jour de l’Aïd et trois jours après. Il est apprécié que le pèlerin mange de son offrande, en offre et en fasse l’aumône. Après avoir immolé son offrande, il se rase la tête ou se coupe les cheveux. La femme doit couper des tresses de ses cheveux l’équivalent d’une phalangette d’un pouce, si elle n’a pas de tresses, qu’elle rassemble ses cheveux et en coupe l’équivalent d’une phalangette d’un pouce. Ce jour-là, quand le pèlerin aura lapidé la grande stèle et qu’il se sera rasé ou coupé les cheveux, il pourra enlever son ihrâm. Tout ce qui lui a été interdit, comme le port des vêtements cousus, le parfum, etc. ne le sera plus à l’exception de sa femme dont il ne pourra jouir qu’après le dernier tawâf (c’est ce qu’on appelle le tawâf al-Ifâddhah).

Après la lapidation, l’immolation de l’offrande, et le rasage ou la coupe des cheveux, le pèlerin peut, si cela est possible, aller à la Mecque le jour de l’Aïd et accomplir le dernier tawâf et le sa’yi entre Saffâ et Marwâ s’il accomplit le rite tamattou’, quirân ou ifrâd et qu’il n’a pas accompli le circuit d’arrivée (tawâf alquoudoum). L’accomplissement du dernier Tawâf ce jour-là est préférable, mais il peut le retarder. La période de ce tawâf commence la veille du dixième jour ; sa fin n’est pas limitée dans le temps ; mais il vaut mieux l’accomplir pendant les trois jours qui suivent l’Aïd.


Wa Allâhou A’lam

Allah azawajalb est le plus savant

band decoJe demande humblement à Allah  azawajalb de m'accorder la sincérité dans l'intention et Sa Clémence et d'unir tous les musulmans 
sous la bannière du prophète Mohammed  saws afin que nous soyons parmi les gagnants le Jour du Jugement.