۞ سُبْحَانَ اللَِه وَ بِحَمدِهِ عَـدَدَ خَلْقِهِ وَ رِضَا نَفْسِهِ وزِنَةَ عَرْشِهِ و مِدَادَ كَلِمَاتِه ۞       يُريِدُونَ لِيُطۡفِٔــُٔو نُورَ اؐللهِ بِأَفۡـوَٰهِهِمۡ وَ اؐللهُ مُتِمُّ نُورِهِ ۧ وِلَوۡ كَرِهَ اؐلكـٰفِـرُونَ ۞      هُوَ اؐلَّذِىۤ أَرۡسَلَ رَسُولَهُ ۥ بِاؐلۡهُدَىٰ وَ دِينِ اؐلۡحَقِّ لِيُظۡهِرَهُ ۥ عَلَى اؐلدِّينِ كُـلِّهِ ۦ وَ لَوۡكَرِهَ اؐلۡمُشۡرِكُونَ

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L’histoire de la calomnie


L’événement se produisit en l’an VI de l’hégire. `Aïcha radi allahu anha1 était maintenant une jeune femme de quatorze ans. Le Prophète saws se prépara à aller en expédition militaire. Selon son habitude, il tira au sort l’épouse qui devait l’accompagner. Ce fut `Aïcha radi allahu anha1 qui fut choisie et partit avec lui, heureuse et tranquille.

A son retour victorieux de cette expédition, le Prophète saws retourna à Médine à la tête de son armée qui entonnait des chants célébrant leur triomphe sur l’ennemi. A quelque distance de la ville, le convoi fit une halte et passa une partie de la nuit en ce lieu. Le lendemain, le signal du départ fut donné, sans que personne ne sache que `Aïcha radi allahu anha1 était descendue de son chameau pour aller s’acquitter de besoins naturels.

La caravane arriva à Médine au lever du jour. Le chameau de 'Aïcha radi allahu anha1 fut conduit jusqu’au seuil de la maison de cette dernière. Ce fut à ce moment que les gens s’aperçurent avec stupéfaction que la Mère des croyants ne se trouvait pas dans son palefrenier. Le Prophète saws et ses Compagnons restèrent perplexes, inquiets et tourmentés par cette incompréhensible disparition. Certains prirent la décision de revenir sur leur chemin et suivirent l’itinéraire inverse dans l’espoir de la retrouver.

Voilà qu’au loin, 'Aïcha radi allahu anha1 apparut, montée sur le chameau d’un homme connu sous le nom de Safwan Ibn al-Mu’attal as-Salmi. C’était l’époque où l’ordre, donné aux mères des croyantes de se voiler le visage et de ne pas se montrer aux gens, n’avait pas encore été révélé. Le Prophète saws fut apaisé et écouta attentivement le récit de sa femme, lui expliquant les causes de sa mésaventure :

J’ai quitté mon palefrenier pour m’acquitter d’un besoin naturel, avant que tu ne donnes au convoi le signal du départ. J’avais un collier autour de mon cou. Quand j’ai terminé mes besoins, le collier s’était détaché de mon cou, puis il était tombé je ne sais pas où. Je m’en étais aperçu qu’en revenant à l’endroit où nous avons fait halte. Aussi, ai-je fait demi-tour pour rechercher mon bijou. Quand je l’ai retrouvée, je suis revenu au lieu du campement mais vous étiez déjà partis. Je suis tellement légère que ceux qui placèrent mon palefrenier sur le chameau, pensaient que je m’y trouvais.

Je n’ai pas trouvé mieux que de demeurer sur place. Je me suis emmitouflée dans mon jilbab et me suis allongée sur le sol, attendant l’éventualité d’un secours. Au bout d’un moment, Safwan Ibn al-Mu’attal as-Salmi m’aperçut car, lui aussi, resta en arrière du convoi pour des besoins particuliers. Il manifesta son étonnement de me trouver seule à cet endroit. Enfin, il me demanda de monter sur son chameau, prit les rênes de la bête et me conduisit jusqu’ici à toute allure.

Après son récit, 'Aïcha radi allahu anha1 s’endormit paisiblement, la conscience tout à fait tranquille. Ce n’était pas le cas de tous dans la ville. Un groupe de Juifs et d’hypocrites, à leur tête Abdoullah Ibn Ubbay, qui éprouvait une haine envers le Prophète saws exploitèrent l’évènement du collier pour propager des mensonges au sujet de la chasteté de 'Aïcha radi allahu anha1. C’était pour eux l’occasion de déverser leur venin sur l’Envoyé de Dieu et son innocente femme.

Le bruit de la mésaventure de `Aïsha radi allahu anha1 se répandit dans toute la ville. Les mauvaises langues doutaient de l’honnêteté de cette dernière. Elles imaginaient mille et une chose car, dans leur esprit, un homme et une femme, étrangers l’un à l’autre, ne pouvaient entreprendre seuls, sans la présence de témoins, un si long trajet sans qu’il n’y eut quelque chose de malsain entre eux.

Malheureusement, des musulmans et des musulmanes reprirent à leur compte ces mensonges sans demander des preuves qui justifieraient de telles accusations. Il en a été ainsi de Hasan ibn Thabit al-Ansari, poète du Prophète, Mastah Ibn Athathah, proche d’Abu bakr, Hamnatah Bin Jahsh, soeur de Zaynab.


Wa Allâhou A’lam

Dieu azawajalb est le plus savant

band decoJe demande humblement à Allah azawajalb de m'accorder la sincérité dans l'intention et Sa Clémence et d'unir tous les musulmans 
sous la bannière du prophète Mohammed saws afin que nous soyons parmi les gagnants le Jour du Jugement.

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