يُريِدُونَ لِيُطۡفِٔــُٔو نُورَ اؐللهِ بِأَفۡـوَٰهِهِمۡ وَ اؐللهُ مُتِمُّ نُورِهِ ۧ وِلَوۡ كَرِهَ اؐلكـٰفِـرُونَ • • • هُوَ اؐلَّذِىۤ أَرۡسَلَ رَسُولَهُ ۥ بِاؐلۡهُدَىٰ وَ دِينِ اؐلۡحَقِّ لِيُظۡهِرَهُ ۥ عَلَى اؐلدِّينِ كُـلِّهِ ۦ وَ لَوۡكَرِهَ اؐلۡمُشۡرِكُونَ

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Le droit de la femme en islam

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L’islamophobie bat son plein et où les femmes musulmanes se retrouvent l'instrument ideale pour atteindre l'islam et bafoué la femme. Certaines voix s’élèvent et promulguent des lois pour interdire l’accès à l’université, l’accès au savoir et à l’émancipation à cause du voile. Il faut reconnaitre que dans certains endroits du monde musulman aujourd’hui et des coutumes rétrogrades, les femmes musulmanes sont parfois infériorisées, opprimées, marginalisées et répudiées au nom de l’islam. Pourtant, l’islam n’établit aucunement une hiérarchie entre les sexes. Les textes fondateurs de l’islam, le Coran et la Sunna confirment-ils l’oppression des femmes ? Ou c’est la lecture misogyne et l'interprétartion qui en est faite, qui sont responsable de l’infantilisation des femmes et deléguées les femmes au stade de mineures ignorantes et dociles en leur interdisant l’accès à l’instruction et en leur refusant le droit d’aller à la mosquée.

L'Islam a donné une place considérable et valorise la femme comme elle l'était dans la période antéislamique (Jahiliyya). Au contraire il a mis fin à cette image dégradante de dédain vis à vis de la femme. Elle a des droits comme l'homme a des droits et a des devoirs conformes à ses capacités et à sa nature. Quant à l'homme, il a des caractéristiques spécifiques comme la virilité, la force physique, la raison, la patience, ce qui lui permet de la protéger, de la défendre et de la prendre en charge.

Tout comme l'homme, la femme en Islam jouit du droit de faire des transactions, du droit de vendre, d'acheter, d'être propriétaire, etc....

Allah, Le Très Haut azawajalb dit dans le Coran qu'il nous a créé d'un mâle et d'une femelle, et les seuls critères qui font prévaloir une personne sur une est la piété.

Allah azawajalb dit : "Ô hommes ! Nous vous avons crées d'un male et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur." (Coran 49/13)

L'Islam incite les femmes à s'instruire :

Le long des siècles, de nombreuses femmes se sont distinguées en tant que références dans plusieurs domaines du savoir, et étaient consultées par les étudiant-e-s dans les plus grandes mosquées et universités. Les exemples foisonnent de brillantes femmes savantes, qui ont déclenchés une vraie dynamique d’acquisition de savoirs et de sagesses, de contributions aux différents champs de la science.

En se penchant sur l’histoire du monde musulman, nous découvrons l’apport scientifique auxquelles des femmes musulmanes ont contribué. Les historiens ont consacré des ouvrages aux éminentes figures féminines qui se sont illustrées dans le domaine des sciences du hadith, du fiqh, de l’exégèse, des lettres et de la poésie. Al-Hafid Ibn Hajar, dans son receuil "Al Içâba fi tamyiz aççahaba"1 rapporte la biographie de 1543 femmes, dont des savantes certifiées, des docteurs de la loi et des femmes de lettres.  L’historien As-Sakhawy a recensé plus de 1000 savantes distinguées dans son ouvrage intitulé "Ad- daw’e allamia li ahli al qarn attasi"2 (Le rayon doré de l’élite du 9ème siècle). Dans son ouvrage, “Al-Moajab fi talkhis akhbar al-Maghrib” l’historien Al-Mourrakouchi mentionne aussi 170 femmes calligraphes seulement à Courdoue. Et bien d’autres qui ont consacré des ouvrages aux femmes ayant brillé dans différents domaines scientifiques tels que l’imam An-Nawawi3, Al Khatîb Al-Baghdâdi4 dans son livre "L’histoire de Baghdad", ou encore Omar Réda Kahala5 dans son "Dictionnaire des femmes savantes célèbres". Dans son ouvrage de référence "At-Tabaqat Al-Kobra"6, Ibn Sa’âd consacre une section entière aux femmes savantes.

De grands savants musulmans ont été formés par des femmes savantes tels que l’Imam Ibn Hajr, formé avec cinquante de ses compagnons à l’école de Aïcha Al-Hanbaliya et celle de Zaineb. L’exégète As-Soyouti, avait comme professeur de Fiqh chafiîte Hajar bint Mohamed.  L’historien Ibn ‘Asaker avait été initié auprès de 1200 savants et 80 savantes. De même que Al-‘Asqalani, Az-Zamakhchary ou encore Ibn Hazm.

Citons encore, Fatima fille de Hussein, fils de Ali, était l’une des femmes les plus savantes et les plus pieuses de son temps, si bien qu’elle était prise par Ibn Ishâq et Ibn Hicham comme référence pour la rédaction de la biographie du Prophète saws. Fatima Al Fihriya Oum Al Banîn, était une savante mais aussi une bienfaitrice, elle a construit la mosquée Al Qarawiyine à Fès au IIIe siècle de l’hégire. La mosquée faisait office d’université, la première du genre dans le monde musulman. Oum Adardaa décédée en 81 H, était considérée comme la référence dans les sciences des hadiths et sa notoriété dépassait celle de célèbres savants tels Al-Hassan Al-Basri ou Ibn Sirine. Oum Adardaa enseignait les sciences des hadiths et le Fiqh (droit musulman) dans les mosquées pour hommes ainsi que pour les femmes. Fatima, fille de Hussayn ibn Ali, fut par exemple prise par Ibn Ishaq et Ibn Hicham en référence dans la rédaction de leurs livres biographiques. Nafissa bint Al Hassan, formée par l’imam Malik, fut elle souvent concertée par l’imam Shafei, qui donné des avies en matière de fiqh et de sciences de la religion. La célèbre juriste de Médine, Abida al Madaniyya sera en partant en Andalousie l’une des figures majeures du développement de l’école de l’imam Malik en Espagne. À Jérusalem, les savants pouvaient aussi bénéficier des cours donnés par Oum Darda, célèbre savante du 2ème siècle de l’hégire. Hafsa bint Sirin al Ansariyya, Zaynab bint Soleiman (fille du gouverneur de Basra) ou Amra bint Abd ar Rahman, toutes trois parmi les savantes les plus renommées des 1ers siècles de l’hégire.

Depuis la période du Prophète saws, les femmes ont toujours manifesté une soif de s’instruire, d’aller à la quête du savoir et d’exceller dans les disciplines qu’elles pratiquaient. L’épouse du Prophète saws Aïcha  radi allahu anha1, est l’une des figures les plus importantes dans les sciences du hadith, non seulement en terme de transmission d’un grand nombre de hadiths, consignés dans le recueil Sahih Al-Boukhari, mais également l’une des interprètes les plus consultées. Aïcha, était connue pour son érudition en matière de Coran, de sciences de la religion, de poésie et d’histoire. Urwa Ibn Az-Zoubeir rapporte : « Jamais je n’ai vu personne de plus instruit en matière de fiqh, de médecine ou de poésie que Aïcha"7

Selon Abou Sa'id Al Khoudri : une femme vint dire au Prophète saws : "Ô Messager d'Allah ! les hommes se sont réservés à eux seuls tes hadiths. Laisse donc pour nous l'une de tes journées pour nous enseigner ce qu'Allah t'a appris. Il lui dit : "Réunissez-vous tel jour". Elles se réunirent donc et le Prophète vint à elles et leur enseigna ce qu'Allah lui avait appris. Puis il leur dit : "Chacune d'entre vous qui sera précédée dans l'autre monde par trois de ses enfants trouvera en eux un écran contre le Feu". L'une d'elles lui demanda : "Et s'ils ne sont que deux ?" Il dit : " Même s'ils ne sont que deux."" (Rapporté par Boukhari et Mouslim)

5 - La parité homme-femme dans le Coran est un aspect de la valorisation de la femme.

Allah azawajalb dit : "Les musulmans et musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d'aumône, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent d'Allah et invocatrices : Allah a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense." (Coran 33/35)

 Les lectures sclérosées de l’islam et les coutumes aberrantes, qui ont marginalisé la femme, portent une grande part de responsabilité dans la décadence du monde musulman.

1 - "Al Içâba fi tamyiz aççahaba" (l’avis juste concernant le mérite des compagnons), édition Al-Maktaba Al-‘Asriya, Beyrouth 2012.
2 - "Ad- daw’e allamia li ahli al qarn attasi" (Le rayon doré de l’élite du 9ème siècle), édition Dar Al-Jil, Beyrouth, 1992.
3 - "Tahdîb al asmâe wa loughât" l’imam An-Nawawi, edition Dar Al-Kotob Al-Îlmiya, Beyrouth, 2008
4 - "Târîkh Baghdâd" (l’histoire de Baghdad) Al-Khatib Al-Baghdâdi, édition Dar Al-Gharb Al-islami, Beyrouth 2001.
5 - "Mou’ajam A’alâm An-Nisa’e" (Dictionnaire des femmes savantes célèbres) Omar Réda Kahala, édition Mou’âssassat Ar-Rissâla, Beyrouth 2007
6 - "At-Tabaqat Al-Kobra" Ibn Sa’âd, edition Makatabat Al-Khaneji, 2001.
7 - "Siyar A’alâm An-Noubala’â", l’imam Chems-eddine Az-Zahabi, édition Mou’âssassat Ar-Rissâla, Beyrouth, 1996.



Puisse Allah azawajalb nous donner la force d’être à la hauteur de sa satisfaction et de sanctifier ce qu’il nous a enjoint de sanctifier.

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Que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur Ton serviteur et Messager, notre Prophète Mohammed saws, qu’Allah azawajalb soit satisfait de ses successeurs (califes) bien dirigés, les imams bien guidés : Abou Bakr, 'Omar, 'Outhman et Ali radi allahu anhum et tous les autres compagnons radi allahu anhum et ceux qui les ont succédés et ceux qui ont succédé à ceux-là sur le même chemin jusqu’au jour de la résurrection.

Je demande humblement à Allah  azawajalb de m'accorder la sincérité dans l'intention et Sa Clémence et d'unir tous les musulmans 
sous la bannière du prophète Mohammed  saws afin que nous soyons parmi les gagnants le Jour du Jugement.

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