• • سُبْحَانَ اللَِه وَ بِحَمدِهِ عَـدَدَ خَلْقِهِ وَ رِضَا نَفْسِهِ وزِنَةَ عَرْشِهِ و مِدَادَ كَلِمَاتِه • • يُريِدُونَ لِيُطۡفِٔـُٔو نُورَ اؐللهِ نِأَفۡوَٰهِهِمۡ وَ اؐللهُ مُتِمُّ نُورِهِ ۧ وِلَوۡ كَرِهَ اؐلكـٰفِرُونَ

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Juwayriya  bint al-Harith radi allahu anha1

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Alors que le Prophète saws établissait sa communauté à Médine, et malgré la trêve établie avec les Quraychite, il y avait de vives tensions avec les tribus voisines, et celle notamment des Banou al-Mustaliq alliée aux Quraychite. Les musulmans envoyèrent des messages de paix, mais une bataille eut lieu avec une victoire éclatante des musulmans. On l’appelle la bataille de Mariseeh. En l’an 5 de l’Hégire, au cours de cette bataille, qui opposa la tribu de Banul Mustaliq à celle des musulmans, le mari de Juwayria radi allahu anha1 décéda et, elle, fut capturée comme prisonnière de guerre.

Elle fut d'abord dans le butin de Thabit ibn Qyas Al-Shammas, un compagnon du Messagersaws. Bouleversée par sa nouvelle situation (la femme de Thabit ibn Qyas), Juwayriya radi allahu anha1 demanda au Messager saws de faire preuve de mansuétude. Alors qu'il se trouvait chez Aïcha radi allahu anha1, elle l'implora de l'aider à racheter sa liberté. Le Messager saws lui proposa mieux : il pouvait la libérer immédiatement et l'épouser. 

Elle se nommait Barah et c’est le Prophète  saws qui changea son nom en Juwayriya lorsqu’il l’épousa.

Juwayriya radi allahu anha1 devint donc la femme du Messager saws, ce qui provoqua l'affranchissement d'une centaine de familles juives de sa tribu. En effet, la tribu d'une des Mères des Croyants ne pouvait être réduite en esclavage. D'après ibn Kathir, Juwayria radi allahu anha1 ne mentionna pas sa tribu capturée lors de son mariage avec le Messager. Ce sont les musulmans eux-mêmes qui tinrent à affranchir les familles juives. Juwayria radi allahu anha1 n'était pas au courant de cette décision généreuse. Juwayria radi allahu anha1 dit avoir remercié Allah azawajalbpour cela.

Lorsqu’elle se maria avec le Prophète saws, elle avait entre 20 et 25 ans. Son appartement fut mitoyen à celui de Zaynab bint Jahsh radi allahu anha1. C’était une femme déterminée, très pieuse, et belle. Elle jeûnait beaucoup, elle était juste, et s’entendait très bien avec ses co-épouses. Elle était d’une grande sagesse. Son choix pour sa vie avec le Prophète saws au détriment de ses parents, et sa tribu fut une marque de ses grands mérites.

Ce mariage fut un véritable bienfait pour la tribu des Banul Mustaliq. Vu la bienfaisance des musulmans, et leur gratitude, s’en suivit de nombreuses conversions à l’islam.

Apprenant le mariage de sa fille, Al-Hârith, le père de Juwayria radi allahu anha1, se rendit chez le Prophète saws pour payer la rançon de sa fille. Il lui dit alors : "Les femmes du rang de ma fille ne doivent pas être prises pour captives. Ma dignité est également au-dessus de cela. Libère-la donc ! ".

Le Prophète saws dit : Que penses tu si nous la laissions choisir. N’est-ce pas là le mieux que nous puissions faire ?

Sa fille fut appelée, et Juwayria radi allahu anha1 choisit de rester avec le Prophète saws à la grande stupeur de son père. 

Après l'islam de Al-Harith, tous les membres de la tribu Banou al-Mustaliq ont également embrassé l'Islam, après avoir informé ce qui s'était passé et les a invités à l'Islam. C'est une manifestation claire de la bénédiction d'Allahazawajalb sur Juwayriyah radi allahu anha1 et sa tribu par son Messagersaws.

Aïcha radi allahu anha1 dit d’elle : "Je ne connais aucune autre femme qui ait été une telle bénédiction pour son peuple".

Djuwayria radi allahu anha1 a rapporté quelques hadiths dont celui de ne pas jeûner le vendredi isolément, dans les cas du jeûne surérogatoire, sans l’accompagner du jeudi ou du samedi. Elle participa physiquement à la bataille de Yarmoq.

Elle mourut âgée, en l’an 57 de l’Hégire (la même année que Aïcha, radi allahu anha1). Selon d’autres sources, elle serait morte plutôt en l’an 56 ou l’an 60.

Son corps rendit l’âme sous le califat de Mouawyia. Elle fut enterrée avec les autres Mères des Croyants à Al-Baqi, à Médine.

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